Madame, Monsieur,
Chère collègue, Cher
collègue,
Vous trouverez dans ce message des annonces de
conférences et des informations en lien avec le développement de la
communication et de relations sans violence dans le canton de
Neuchâtel.
L’actualité de ces dernières semaines nous confronte une fois de plus à
l’importance de l’éducation, telle qu’exprimée notamment par les lauréats du
Prix Nobel de la Paix dans leur appel en 1997
:
« que la non-violence soit enseignée à chaque niveau dans nos
sociétés afin de rendre les enfants conscients de sa signification réelle et
pratique et de ses bénéfices dans leur vie de tous les jours, dans le but de
diminuer la violence et la souffrance qu’elle engendre, envers eux et l’humanité
en général ».
Les textes et les liens internet
proposés dans ce bulletin concernent particulièrement cette question de
l’éducation à la paix et à la
citoyenneté.
Nous avons passé en revue toutes les adresses E-mails des destinataires
de ce bulletin pour en éliminer les doublons. Si, suite à cette vérification, des
anomalies sont constatées, nous vous prions de bien vouloir nous en excuser et
de nous les communiquer. Nous les corrigerons immédiatement.
En vous remerciant de votre coopération, nous espérons que ces informations vous seront
utiles et nous vous en souhaitons bonne
lecture.
1. Conférences à venir
2. Colloque
3.
Formation
4. Réflexions
- citations
5. Liens
internet
6. Emission TV
7.
Lectures
* * * * *
*
1. Conférences à venir
Gestion de conflits : stratégies pour
les familles
Conférence donnée par le Dr. Nahum Frenck le jeudi 8 mai 2003 à 20 h
15
Aula de l’école des Charmettes, ch. des Ecoliers à
Neuchâtel
Organisation : Ecole secondaire de La Côte à Peseux, avec le soutien
de Relation sans violence à
l’école
Entrée libre
* * *
Citoyenneté et responsabilité
individuelle : vers une démocratie de l’éthique
Conférence donnée par Albert Jacquard le vendredi 9 mai 2003 à 20 h 00
Club 44 à La Chaux-de-Fonds, rue de la Serre
64
Organisation : Association liberté et solidarité (ALISO), le
mouvement des Rencontres de Décembre et Club
44
* * *
Annulation
La rencontre-débat avec Albert Jacquard le samedi 10 mai
2003
est annulée
* * *
Développer le travail coopératif et une culture de la
collaboration
Conférence donnée par Christian Staquet le mardi 27 mai 2003 à 20 h
00
Neuchâtel
Faculté des sciences - Aula Unimail (sous-sol, bâtiment F) - Rue Emile Argand
11
Organisation : Relation sans violence à
l’école
Entrée libre
Programme détaillé :
http://www.rpn.ch/relationsansviolence/conf-staquet.htm
* * * *
* *
2.
Colloque
Développer une culture de la médiation dans
l’école
Lundi 2 juin 2003 de
13h30-17h30
Aula de l'Ecole secondaire de Prilly, route du Chasseur 16, 1008
Prilly
Entrée libre
Trois écoles neuchâteloises présenteront leurs
réalisations :
- Le Centre de la Côte – Peseux
(ESRN)
- Le Centre du Bas-Lac, Saint-Blaise
(ESRN)
- L’école secondaire du Locle.
Programme :
13h45 « Foire aux
projets » (présentation des projets et partage
d’expérience)
15h45
Conférence de M. Michel
Vuille :
"De quelques effets sur l'école de la crise actuelle (de 1990 à nos
jours)"
16h30 Table
ronde :
"Comment développer une culture dans l'établissement scolaire pour
faire
face aux défis posés par l'évolution de la société
?"
Avec la participation de Nina
Dimitri, chanteuse
Détails et
inscription :
http://www.f-d.org/mediation-ecole/coll.htm
* * * * *
*
3.
Formation
Formation
interdisciplinaire
Relation sans
violence à l’école organise une formation dans le but de disposer dans le canton de Neuchâtel d’un
noyau de professionnels spécialisés formés à la fois pour mener ou proposer des
démarches de prévention et pour intervenir ou conseiller des interventions dans
des situations de violence.
Ces professionnels seront appelés
dans un premier temps à apporter leur contribution au sein de leur service ou
office et milieu de travail. Ils pourront ultérieurement, selon besoins,
participer à des démarches qui pourraient s’avérer utiles sur le plan cantonal,
en matière notamment de prévention.
Contenus :
- prévention primaire et promotion
de la santé : amélioration du climat scolaire et du climat familial,
développement des facteurs de protection, programmes de prévention à
l’école,
- connaissance des différentes
formes de violence : individuelle, relationnelle, sociale,
institutionnelle,
- gestion des émotions, des
attitudes et de la communication : agir en situation de violence, conflit,
médiation,
- intervention dans des situations
problèmes ou de crise : analyse du système, identification des possibilités
d’action, collaboration en réseau,
debriefing,
- prévention secondaire et
tertiaire : observation et signalement des problèmes, aide aux personnes en
difficulté (victimes et
agresseurs) ;
Destinataires
15 à 20 professionnels dans le
canton de Neuchâtel, choisis en accord avec leur service ou office, dans les
champs de l’enseignement, de l’éducation, de la santé, de la police, de la
psychologie et du travail social.
Durée de la formation
16 jours répartis sur 2 ans (mai
2003 à juin 2005)
Renseignements : relationsansviolence@rpn.ch
***
Cycle de sensibilisation à la gestion de
conflits
Organisation : Association
MédiaNE, Maison neuchâteloise de la
Médiation,
La médiation, un mode spécifique et
consensuel de gestion des conflits
Samedi 17 et dimanche 18 mai
2003
par Jean-Denis
Renaud
Ecoute, relation et
médiation
Samedi 14 et dimanche 15 juin
2003
par M. Jean-Denis
Renaud
http://www.rpn.ch/relationsansviolence/cycle-med.htm
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*
4.
Réflexions - citations
« Les guerres naissent dans l'esprit des hommes,
c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la
paix »
Préambule
de l’acte constitutif de l’UNESCO
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« Voies
d’action
Surseoir
à la violence
Surseoir
à la violence, c'est dire: je réfléchis, j'écoute. Or, en matière éducative,
aucun enfant ne peut faire cela spontanément, sinon c'est supposer qu'il est
déjà éduqué. L'enfant, quand il naît, est dans l'immédiateté, il est dans
l'impulsion. Et c'est là où je n'hésite pas à dire qu'il y a un rôle fondateur
de l'adulte qui est l'interdit. L'interdit de la violence ne se discute pas
parce qu'il est la condition pour qu'on puisse discuter de tout le reste: je
peux discuter de tout parce que j'ai posé que la violence était interdite. Pour
l'enfant, l'interdit de la violence va être une frustration parce que, sur le
moment, l'enfant est dans l'immédiat: il ne comprend pas, il tape. Il n'aime
pas, il crache. Et si on lui dit: "halte-là, tu réfléchis, tu écris, tu en
discutes, on en reparle dans une semaine", eh bien, ça le frustre. Et cette
frustration n'est tolérable que si l'adulte est capable - et c'est là la valeur
éducative dont nous parlons- de montrer en permanence que l'interdit est ce qui
autorise. Il faut avoir simultanément le courage des interdits et la ténacité de
celui qui montre que l'interdit, seul, autorise une parole entre homme dans la
société civile. Si j'interdis la violence sans autoriser par ailleurs la parole,
il va de soi que je fais rien. L'interdit de la violence n'est tenable que parce
que cet interdit est fondé sur l'autorisation de la
parole.
Réguler
la parole
Il doit
exister des lieux de parole que l'on puisse réguler avec des rituels, parce que
la parole ne se construit pas sans rituels. […] Trop souvent on pense que
l'accès à la parole n'est pas objet de formation. Or, permettre à des gens de ne
pas se battre, mais de se parler, cela se forme. Et la formation aux droits de
l'homme passe fondamentalement par la formation à ces lieux de parole régulés,
annoncés, organisés, avec des présidents de séance, avec des notes, avec des
minutes, avec toute une série de conditions que les pédagogues connaissent bien
et qui permettent à la parole d'être une vrai parole, de ne pas être du
bavardage.
Construire
des compétences
Il faut
sortir de ce face à face frontal qui fait que le maître est supposé tout savoir
et permettre à chaque élève, à chaque enfant, d'être expert dans un domaine dont
il puisse faire profiter les autres; ce que j'ai appelé dans mes travaux le
groupe d'apprentissage. Il faut donner à chacun une expertise spécifique,
ce qui fait qu'il est indispensable au bon fonctionnement du groupe. […] L'idée
de compétence, c'est l'idée de réinvestissement; une compétence, ce n'est pas
quelque chose qui sert uniquement à avoir une note; c'est quelque chose qu'on
peut réinvestir ailleurs qu'à l'école. »
Philippe Meirieu
Texte complet
sous :
http://www.eip-cifedhop.org/publications/thematique5/meirieu.html
* * *
« Trois
perspectives pour apprendre à vivre ensemble
Une
perspective «gradualiste»
On peut
considérer que l´apprentissage du «vivre-ensemble» se fait à l´école pour plus
tard, quand l´élève devenu grand entrera dans la vie adulte et devra se conduire
en être autonome et responsable, acteur de sa société. Autrement dit, l´élève
est considéré dans cette perspective comme «pas encore» autonome, «pas encore»
responsable de ses actes. C´est un adulte en devenir. Il le deviendra
progressivement, en parcourant les degrés de l´éducation fondamentale. Toutes
les matières d´enseignement concourent à cette formation progressive. Certaines
plus que d´autres: l’instruction civique, la littérature, l’histoire
…[…]
C´est là une
représentation classique de la formation scolaire. Elle insiste sur
l´enrichissement des connaissances et l´éducation du caractère par des exemples
ou par l´analyse.
Une
perspective «non-gradualiste»
Cette
perspective ne nie pas que l´élève ne soit pas encore un adulte: il ne l´est pas
juridiquement, quoique certains grands élèves puissent l´être. Mais elle
considère qu´à son niveau, l´élève est une personne - un acteur de l´école et un
agent moral (capable de juger du bien et du mal). Non seulement cet élève est
titulaire de droits (même un nourrisson l´est), mais il peut assumer des
responsabilités. Une perspective «non-gradualiste» se préoccupera donc d´exercer
au présent les attitudes et façons d´être ensemble qui sont à la base du
«vivre-ensemble». Quelles sont-elles? Ce sont, par définition, toutes celles qui
soutiennent la coopération.
Parmi
les habiletés et compétences à développer, notons: celles qui consistent à
défendre son point de vue par la parole en des termes courtois, à argumenter une
demande ou une plainte; l´empathie et la capacité à se placer du point de vue de
l´autre; l´art de trouver des compromis acceptables et bons du point de vue de
leurs effets; la capacité à s´engager dans une responsabilité et à rendre compte
de ce qu´on en a fait; la capacité à faire des propositions pour résoudre un
problème qui se pose dans la classe ou dans l´école; la capacité à s´interposer
dans un conflit, etc. La liste des habiletés et compétences utiles au
«vivre-ensemble» est infinie.
Les
dispositifs (c´est-à-dire les agencements de règles) qui permettent d´exercer
ces habiletés et ces compétences directement à l´occasion d´activités scolaires,
sont très nombreux également. Ils dépendent de l´ampleur que l´enseignant peut
ou veut donner au travail de ces objectifs dans sa pédagogie. Citons par
exemple:
- des dispositifs
qui veulent tirer parti de la coopération entre élèves et des conflits de points
de vue pour favoriser les apprentissages cognitifs: ce sont les travaux en
équipe avec une distribution plus ou moins contrainte des rôles, ou ce que les
Américains ont nommé récemment «cooperative learning»;
- l´aménagement de
temps spéciaux (une heure hebdomadaire, par exemple) pour résoudre des dilemmes
qui se posent aux élèves. Par définition, des dilemmes n´ont pas de solution
évidente, ils opposent des points de vue dont chacun est bien fondé. Il est
intéressant d´amener les élèves à en débattre, à pondérer leurs positions
initiales, à reformuler celles des autres, etc.;
- le traitement
coopératif des conflits, par le concours d´élèves médiateurs, désignés avec
l´assentiment de tous et formés spécialement pour s´interposer dans les
bagarres; ou par l´institution d´une sorte de réunion de classe («conseil
coopératif») où les problèmes de discipline et de violence sont évoqués, et les
sanctions décidées. Ce type de conseil peut se tenir aussi à l´échelle d´un
établissement. Il présente l´avantage d´éviter aux enseignants d´être toujours
juges et parties dans les conflits scolaires;
- le traitement coopératif
des projets de classe, grâce à une distribution des responsabilités parmi les
élèves, avec des réunions de régulation.
Une
perspective socio-politique
Cette
troisième perspective concerne l´association des familles et autres partenaires,
par exemple les associations, à l´école. En effet, l´école n´est pas seulement
une matrice pour le vivre-ensemble entre adultes de demain (première
perspective) et un espace de vivre-ensemble au présent entre élèves et
enseignants (deuxième perspective), elle est aussi, au présent encore, un espace
de transactions entre enseignants et parents ou autres partenaires de l´école,
et plus largement avec l´environnement social. Les parents ont ou non l´occasion
de rencontres informelles avec les enseignants, ils viennent ou ne viennent pas
à des invitations, à des convocations, ils peuvent ou non discuter des décisions
concernant la scolarité de leurs enfants, ils peuvent ou non faire des
suggestions pour soutenir l´école, ils sont ou non partie prenante des décisions
que prend l´école, etc.
Ainsi,
des études extensives menées au cours des années quatre-vingt dans les écoles de
Londres-centre établissent un lien entre l´efficacité dans les apprentissages,
l´organisation, le climat scolaire interne et les relations avec les
parents. »
Françoise Lorcerie, professeure-chercheure au Centre
national de la recherche scientifique (CNRS),
Texte complet
sous :
http://www.eip-cifedhop.org/publications/thematique7/Lorcerie.html#role
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5. Liens internet
Site de la
Coordination française pour la Décennie internationale de la promotion d’une
culture de la non-violence et de la paix, au profit des enfants du monde ,
2001-2010,
Site et manifeste de l’Unesco pour la promotion de la
paix
http://www3.unesco.org/iycp/fr/fr_sommaire.htm
Brochure: "L'UNESCO
s'engage à promouvoir une Culture de la Paix"
http://www3.unesco.org/iycp/kits/Brochure%20CP/paix_fr.pdf
Bonnes pratiques de résolution non violente de conflit en milieu
scolaire
(compte rendu d’expériences menées dans des établissements
scolaires)
http://unesdoc.unesco.org/images/0012/001266/126679f.pdf
Site de
l’Association mondiale pour l'école instrument de paix (EIP)
http://www.eip-cifedhop.org/indexf.html
Listes de liens concernant l’éducation à la paix et à la
citoyenneté
http://www.eip-cifedhop.org/portail/liens/index.html
http://www.eip-cifedhop.org/adhesion/edu.html#Éducation%20à%20la%20citoyenneté
Dossier pédagogique.
Eduquer aux droits humains : repères
et mises en situation
http://www.eip-cifedhop.org/publications/pedago1/dossier1.pdf
Le site www.rpn.ch/relationsansviolence comprend de nombreuses autres ressources.
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6. Emission TV
Reportage société
jeunesse
Envoyé Spécial, Antenne 2, jeudi 1er mai à 21
heures
Japon : une génération
perdue
un reportage de Phils Rees
1,2 million de Japonais, essentiellement des jeunes hommes, a
délibérément choisi de se couper de la société. Certains d'entre eux vivent
totalement isolés, d'autres décident de s'enfermer dans leur chambre pendant des
années.
On les appelle les « hikimori », les
cloîtrés.
Les familles sont souvent incapables de comprendre la détresse de
leur enfant, incapables aussi de trouver une solution à leur isolement.
Le
premier psychologue occidental à avoir étudié ce phénomène parle de « situation endémique » au Japon.
Ce reportage est une enquête dans les familles
japonaises.
Qu'est ce qui pousse ces jeunes japonais à s'isoler ainsi, et
refuser la société ?
Est-ce un refus de la compétition, du système scolaire, de la
famille ?
Arriverons-nous à entrer en contact avec un de ces jeunes «
hikimori » ?
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7. Lectures
Nouveaux ouvrages à disposition à la
HEP-BEJUNE
Institut
pédagogique neuchâtelois, Ressources documentaires et
multimédias
http://www.rpn.ch/odrp/
FILLIOZAT,
Isabelle. Au cœur des émotions Marabout, 2001. 159.942FIL-A 1 CF
No 251,
jan. 2001 La non-violence expliquée aux jeunes
No 258
sept.-oct. 2001 Des outils pour apprendre à vivre ensemble
No 264
sep.-oct. 2002 Des outils pour la communication et la gestion non-violente des
conflits
No 265
nov.-déc. 2002 Education-conflit-médiation : la dimension interculturelle
No 266
jan.-fév. 2003 Garçons-filles : éduquer à la communication relationnelle
« Relation sans violence à l’école
»
Marc Thiébaud
Jean
Wenker
E-mail : mailto:relationsansviolence@rpn.ch
Internet : http://www.rpn.ch/relationsansviolence
Courrier
postal : Rue du Château 19 - 2000
Neuchâtel
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Si vous ne souhaitez plus recevoir d'information, envoyez un
message à cet
effet à l'adresse suivante: relationsansviolence@rpn.ch?subject=stop-infos