|
Thèmes des activités
Situation de départ et effets attendus L'objectif de la campagne pour l'année scolaire 2000-2001 était de sensibiliser les élèves, les enseignants et la population aux problèmes de la violence à l'école. Le but est de faire avant tout de la prévention. Il est important de mentionner que la plupart des enseignants ne rencontrent pas de problèmes graves de violence avec leurs élèves. Les enseignants parlent plus volontiers d'incivilités. La campagne 2001-2002 avait pour but de développer le respect, l’écoute et la confiance en soi. Pour ce faire, trois moyens ont été proposés aux enseignants, qui étaient libres de s’inscrire et de choisir le moyen avec lequel ils voulaient travailler, soit le conte, le théâtre ou les jeux de rôle. Le conte, par son contenu, permet de transmettre aux enfants des valeurs, des «solutions» pour affronter leurs peurs, leurs obstacles. Il permet de s’identifier aux héros et ainsi de surpasser les épreuves. Les séances de contes doivent se dérouler dans le calme. Cela permet aux enfants de se tranquilliser et ainsi d’apprendre l’écoute et l’ouverture à l’autre. Les buts visés par les moyens portant sur le théâtre et les jeux de rôle étaient de développer le travail corporel pour aider les enfants à se sentir bien dans leur corps, de l’habiter et d’avoir confiance en soi. Conditions fondamentales pour permettre l’épanouissement et l’ouverture à l’autre. Habiter son corps, c’est l’apaiser, et un corps apaisé permet d’affronter les situations sans stress, sans violence…
Volet 2000-2001 Cette campagne, initiée par le Service de l'enseignement obligatoire, a été introduite progressivement dans les classes des écoles enfantines et primaires, dès la rentrée scolaire d'août 2000. Quelques points chronologiques :
Les activités ont été coordonnées par Fabienne Liechti. Volet 2001-2002 Les enseignants ont été invités à instaurer chaque semaine 1-2 séance(s) de contes dans leur classe. Un répertoire de contes leur était proposé (choix se rapportant à la violence), mais tout autre conte était également le bienvenu. Les enseignants pouvaient par ailleurs être accompagnés dans la réalisation d’un spectacle. Propositions de pièces, organisation mais aussi exercices de théâtre pour préparer les enfants à monter sur scène et à travailler en groupe. Beaucoup d’enseignants ont utilisé les petits scénarios du recueil « Silence la violence ». Pour les jeux de rôle, les enseignants étaient invités à travailler avec de l’improvisation théâtrale. Les activités menées par
les écoles ont bénéficié de l’accompagnement
de Frédérique Billod.
Dans l’ensemble, on peut déjà tirer, malgré le peu de temps de recul, un bilan positif de cette campagne. Volet 2000-2001 La campagne a été bien accueillie par les enseignants qui ont été nombreux à évoquer ce thème dans leur classe par des activités diverses et riche d'imagination.
Volet 2001-2002 Beaucoup d’enseignants ont utilisé les trois moyens : le conte servant de base au travail, des exercices de théâtre sont venus en complément pour solidifier la confiance en soi et l’ouverture aux autres. Il y a eu quelques projets de collège mais la demande a surtout émané de classes individuelles: huit classes ont travaillé essentiellement avec le conte, deux classes et un collège ont monté un spectacle et un collège a travaillé essentiellement avec les jeux de rôle (voir en bas de page la liste des personnes, classes et collèges concernés). Recommandations Force est de constater que ce genre de travail est une action à mener sur le long terme, ce qui peut parfois décourager les enseignants. Les résultats ne peuvent se voir en quelques semaines mais au bout de six mois, voire une année. Ce travail demande aussi beaucoup d’investissement personnel et d’attention journalière avec les enfants. A noter encore que pour des enseignants qui n’ont jamais pratiqué de théâtre ou qui n’ont pas l’habitude de raconter des contes, il est très difficile de se lancer dans une telle entreprise et qu’il serait indispensable de pouvoir les former afin qu’ils fassent leurs propres expériences avant de se confronter aux élèves.
Responsable de la campagne : Jean-Claude Marguet, chef du Service de l’enseignement obligatoire, Ecluse 67, Neuchâtel Animatrice pour l’année 2001-2002 : Frédérique Billod, rue D.-P- Bourquin 11, La Chaux-de-Fonds Enseignantes : Collège primaire des Jeannerets,
Le Locle Collège primaire de Vauseyon Collège de l’Ouest, La Chaux-de-Fonds Collège primaire, Corcelles-Cormondrèche Collège primaire des Tertres, Marin Collège de la Charrière,
La Chx-de-Fds Collège primaire, La Brévine Collège primaire, Serrières Collège primaire de la Citadelle Collège primaire, Cortaillod Thèmes des activités Activités visant à :
Depuis plusieurs années, Marie Guinand, maîtresse enfantine à La Chaux-de-Fonds, suit une formation en analyse transactionnelle. A un moment donné, elle s'est demandé comment elle pourrait transmettre dans la pratique de sa classe les notions théoriques acquises en la matière. C'est sur cette base que Marie Guinand a répertorié toute une série d’activités à cet effet qu’elle a rédigés dans un recueil « Vivre l'Analyse transactionnelle dès 3 ans ».
Une enquête a été lancée
à l'ensemble du corps enseignant préscolaire neuchâtelois,
pour connaître l'intérêt relatif à l'organisation
de séances de présentation du recueil réalisé
par Marie Guinand. Résultats obtenus Ces séances, fort bien accueillies par les titulaires concernés, ont rencontré un vif succès. Les activités proposées ont pu être intégrées facilement dans les classes enfantines Ce succès s'explique en partie par
le fait que le corps enseignant préscolaire neuchâtelois
avait bénéficié d'un programme de prévention
spécialement conçu à leur intention. Ce programme,
intitulé Promotion de la santé - Prévention des
conduites addictives – Préscolarité (P3), avait été
réalisé dans le cadre de BEJUNE. Le projet de Mme Guinand
s'inscrivait naturellement dans ce même cadre de prévention. Recommandations Mme Guinand a présenté les activités de prévention de manière très vivante, en sollicitant la participation active de chacun-e. De ce fait, le nombre de participants dans chaque groupe ne devrait pas être supérieur à 15 personnes. Personnes de référence Sur le plan de l'organisation : Pierrette Neuenschwander Francine Liechti Sur le plan pédagogique : Marie Guinand Novembre 2002 |
![]() |
|
|||||||||