Ecoles enfantine et primaire
Esplanade - La Chaux-de-Fonds

 

 

Thème des activités

Conseil de coopération dans les différentes classes de notre école (deux classes enfantines et quatre classes primaires).

Situation de départ et effets attendus

Dans notre petite école, il n’y a pas de « gros cas » de violence parmi les élèves, mais beaucoup de bagarres. Dans le cadre de la campagne « pour des relations sans violence à l’école », nous avons réfléchi à cette situation. Comment apprendre aux enfants à trouver d’autres manières que la violence pour régler les conflits et les différends ?

« Le conseil de coopération, c’est la réunion de tous les enfants de la classe avec l’enseignant où, ensemble et en cercle, on gère la vie en classe, ce qui va bien et ce qui ne va pas.

Dans ce lieu de gestion, chaque enfant a sa place et on accorde autant d’importance au groupe qu’à l’individu.

Les enfants constatent qu’il y a des droits collectifs et des droits individuels, mais ils apprennent aussi que ces droits impliquent des responsabilités, des devoirs,…
Le conseil de coopération n’est donc pas un tribunal où l’on cherche des coupables, mais un lieu où l’on apprend à se comprendre et à s’entraider. » *

Démarche suivie

Formation des enseignants

Nous rencontrons Madame Vérèna Boni, enseignante à La Chaux-de-Fonds, qui pratique le conseil de classe depuis de nombreuses années.
Elle nous présente des documents, nous parle de ses expériences, nous montre la vidéo d’un conseil de classe et nous donne moult bons conseils.
Une grande motivation est alors perceptible parmi les enseignants, qui n’hésitent plus à se jeter à l’eau.

Application dans les classes

Il a fallu adapter le conseil de classe d’après le niveau scolaire des enfants. Mais les conseils de classe se mettent en place et au travers des quatre thématiques proposées – les félicitations, les propositions, les informations et les critiques – maîtres et enfants s’essayent au débat, à la clarification des sentiments et à l’écoute de l’autre.
Des moments réguliers sont retenus dans la semaine. On met en place les règles du conseil ainsi que ses structures (président, secrétaire, etc.)

Par ailleurs, pendant l’année scolaire 2001-2002, nous avons eu la chance de bénéficier de l’aide précieuse de Mademoiselle Céline Müller, une psychologue qui est intervenue dans notre collège dans chaque classe. Elle a alors proposé et mené des activités qui ont amélioré le fonctionnement du conseil.

Les thèmes traités, principalement basés sur les sentiments ont permis de développer cet aspect important tout en générant une réflexion sur les relations et la collaboration.

Résultats obtenus

Nous avons commencé cette démarche en automne 2001. Nous poursuivons l’expérience et sommes toujours aussi motivés.

Les apports positifs sont nombreux : les enfants ont d’avantage conscience que leur comportement a des répercussions sur la vie de la classe. Ils sont plus à même d’exprimer leurs sentiments, leurs impressions ou leurs colères.

Recommandations

Bien s’informer auprès des personnes plus expérimentées
Si possible envisager cette démarche au niveau d’un établissement : cela donne le temps aux enfants d’évoluer au cours des années.

Il est également stimulant et enrichissant de pouvoir partager cette expérience avec les collègues.

Personne de référence

Ecole enfantine et primaire
Esplanade
Suzanne Loup
Les Cornes-Morel 22-24
2300 La Chaux-de-Fonds

* Danielle JASMIN
« Le conseil de coopération : un outil pour l’organisation de la vie de la classe et la gestion des conflits »
Editions de la Chenelière - Montréal

 

 

 

Novembre 2002

 

 

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